Peintre Emile Charles Dameron (1848 – 1908)

Peintre Emile Charles Dameron (1848 – 1908)

Emile Charles Dameron, reconnu pour la justesse de son art

Emile Charles Dameron commence sa carrière en dessinant des armoiries sur les portières de voitures, puis il compose des lithographies pour des affiches d’Opéra ou des partitions de musique.
En 1870, le guerre finie, Pelouse s’intéresse à lui et l’entraîne à Cernay. Il fait son premier envoi au salon en 1872 « Cour d’auberge à Cernay-la-Ville ». Il loge à l’Auberge « Au rendez-vous des artistes » chez Léopold Lequesne. A l’exposition Universelle de 1878 il est remarqué par la critique. Il passe l’été à Pont-Aven et en 1878, il remporte une médaille de 3ème classe au Salon pour « Les Bords de l’Aven ». En 1881, son tableau « Cabane de bucheron dans la Vallée des Vaux de Cernay » lui vaut une médaille de 2ème classe, il est acheté par l’Etat pour le Musée du Luxembourg.
A partir de 1888 il voyage en France, son talent est reconnu, Il accepte de nombreuses responsabilités, il est souvent élu au Jury des Salons.
Il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.
Il est très estimé de ses confrères. On voit au Salon Jules Breton s’arrêter devant les toiles de Dameron et s’extasier sur la justesse de son Art et sur ses trouvailles.

Ses amis

Ses élèves

Quelques Œuvres de l’Artiste

Emile Dameron : Cabane de bûcherons dans la vallée des Vaux-de-Cernay, en 1881 © Paris, musée d'Orsay, déposé à l'Assemblée nationale, Paris en 1927

Louis Emile Dardoize (1826 – 1901)

Louis Emile Dardoize (1826 – 1901)

Louis Emile Dardoize, peintre autodidacte

Peintre autodidacte, Louis Emile Dardoize expose au Salon entre 1845 et 1847. Puis il ouvre un atelier de lithographie qu’il exploite jusqu’en 1875. Il découvre alors Cernay.
Entre 1873 et 1882, le site de Cernay est nommé 25 fois dans le titre de ses œuvres. Il est primé au Salon de 1882 et aux Expositions Universelles en 1889 et 1900 à Paris et en 1893 à Chicago.
Il voyage beaucoup et en 1893 il revient à Cernay. Avec ses amis Français et Harpignies, il passe l’hiver à Nice et un nouveau thème apparait dans ses peintures : La Méditerranée « Olivier à Cagnes » lui vaut une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1900.

Quelques Œuvres de l’Artiste

La nuit verte ruisseau sous-bois, HST,1,26 m x 1,88 m, 1880. Musée des Beaux-Arts de Carcassonne inv n° 893.1.345  © photo . Musée des Beaux-Arts de Carcassonne

Matilda Lotz (1858 – 1923)

Matilda Lotz (1858 – 1923)

Matilda Lotz, la « Rosa Bohneur américaine »

Elle fût appelée la « Rosa Bonheur américaine ». Elle séjournera à Senlisse en 1886 en compagnie de sa mère et deux autres artistes américaines Elizabeth Strong et Mary Selfridge.Ecouan où elle disposait d’un atelier pour peindre les quatre bœufs d’un fermier qu’elle ne put terminer pour le Salon de Paris. Elle devint la première femme de l’histoire de l’Académie de Paris à recevoir deux médailles d’or et fût récompensée lors des expositions des Salons 1882,1883,1884,1885.
La baronne Nathaniel de Rothschild acquit une de ses œuvres représentant un chien St Bernard. Elle ne fût pas seulement une peintre animalière mais une excellente portraitiste elle réalisa celui du gouverneur de Californie Leland Standford fondateur de l’université du même nom et des célébrités de San Francisco. Madame Hearst, la mère de William Randolph Hearst sera son plus fidèle soutien.
Elle voyagera à l’invitation du Duc et de la Duchesse de Portland au château de Welbeck à Nottingham, où elle peint des chevaux, à celle d’Earl Miklos Estheratzy à Tata près de Budapest. Elle se rendit au Caire et en Algérie pour peindre d’autres animaux ainsi que des scènes locales. L’Empereur François Joseph sera un de ses admirateurs et fera l’acquisition de plusieurs de ses œuvres.
Née à Franklin dans le Tennesee le 29 novembre 1858 , elle étudiera à San Francisco et à l’Académie Julian avec Emile Van Marcke et Félix Barrias. Elle finira sa vie en Hongrie dans la ville de Tata le 21 février 1923. Beaucoup de ses œuvres furent détruites lors du tremblement de terre de San Francisco. Le Musée de Matilda Lotz se trouve à Franklin.

En savoir plus

Page Facebook : Lotz House Museum

Ses amis

Ses élèves

Quelques Œuvres de l’Artiste

Matilda Lotz HST © APEVDC
Matilda Lotz "The Donkey" 1880 HST © Lotz House Museum

François Louis Français (1814 – 1897)

François Louis Français (1814 – 1897)

François Louis Français, grand illustrateur

Elève de Jean Gigoux, François Louis Français étudie la lithographie et la gravure sur bois. On compte 39 livres illustrés par Français. En 1834 il fréquente Barbizon. En 1836 il rencontre Corot, le Maître et l’élève ne se quitteront pas pendant 10 ans. Il expose au salon de 1836 à 1896 et recueille de nombreuses médailles.
En 1846 il part à Rome pour 3 mois, il y reste 3 ans et il y retournera 5 fois. Il copie les Grands Maîtres et peint les grands monuments de Rome. Des admirateurs éclairés, les frères Hartmann achètent à Français de nombreux tableaux, si bien que très peu d’entre eux sont mis sur le marché, ce qui empêche sa réputation de s’étendre.
A la suite de son ami Achard il découvre Cernay en 1860, il y reviendra l’été jusqu’en 1885. A partir de 1873, il réside tous les hivers à Nice où ses amis Harpignies et Dardoize l’accompagnent.
Il est élu de nombreuses fois membre du jury aux Salons, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1853 et Officier en 1867. En 1890, il est élu Membre de l’Institut.

Ses élèves

Aimé Gros
Alfred-Eugène Koechlin 1815-1878
Alexandre Rapin 1939-1889
Charles-Félix-Edouard Deshayes né à Toulon 1831
Louis-Eugène Desjobert 1817-1863
Louis-Aimé Japy 1840-1916
Léon Dallemagne
Jean-Constant Pape 1865-1920
Charles-Jean Mercier mort en 1909
Albert-Lucien Dubuisson 1850-1937
Gustave-Césaire Garaud 1844-1914
Emile Dardoize 1826-1901

Quelques Œuvres de l’Artiste

Louis Français, Les peintres au bord du ru des Vaux-de-Cernay, huile sur toile, 1870. Musée Charles de Bruyères, Remiremont © Jack Varlet/Musée Charles de Bruyères, Remiremont

Henri Harpignies (1819 – 1916)

Henri Harpignies (1819 – 1916)

Henri Harpignies, le « vieux chêne »

Fils d’industriel du Nord, son père décide de la laisser suivre sa voie en 1846, Henri Harpignies a 27 ans.
Il suit les cours de Jean Alexis Achard qui ne lui épargne pas les difficultés pour mettre à l’épreuve son talent. En 1850, il part en Italie. Il est accueilli à la Villa Médicis, bien qu’il ne soit pas titulaire du Prix de Rome, il se fait adopter par tous les pensionnaires.
En Novembre 1852 il s’installe à Paris pour 30 ans. En 1853 il est admis au Salon. Grâce à sa réputation d’aquarelliste, une maison d’édition lui commande 50 à 100 aquarelles par an pour des galeries de Londres et de New-York. Il fréquente l’Ecole de Barbizon où il est influencé par Corot et découvre Cernay. C’est là qu’Emmanuel Lansyer deviendra son élève ainsi qu’Edouard Leconte.
En 1868, il achète un grand domaine dans l’Yonne à Saint-Privé, il installe son atelier dans le grand Salon où l’éclairage est idéal et y accueille de nombreux élèves, les entraînant sur le motif, exigeant avec eux, autant qu’avec lui-même.
De 1853 à 1912 il est présent à tous les Salons. Il est comblé par les honneurs, il est nommé Chevalier, Officier puis Commandeur et Grand Officier de la Légion d’Honneur. En raison de sa longévité ses amis l’appellent le vieux Chêne. Il décède à l’âge de 97 ans.

Ses amis

Ses élèves

Emmanuel Lansyer
Edouard Leconte

Quelques Œuvres de l’Artiste

La mare en forêt, HSB 26,3 cm x 35 cm, Collection musée départemental de Sceaux. © photo Benoit Chain
Eglise de Cernay ( Saint Brice),aquarelle, 15 x20 cm, 1863 Petit Moulin des vaux de Cernay © photo APEVDC